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Le luth trouve son berceau en Babylonie comme celui qui a été découvert sur un bas relief du temple d'Hammourabi. Présent chez les assyriens, il apparaît en Égypte où on le retrouve dans la tombe d'Harmosis (1500 avant J-C). Pendant la première civilisation pharaonienne, les Egyptiens ont utilisé le luth pour leurs cérémonies religieuses et pour leurs fêtes avec d'autres instruments antiques tels que harpe et cithare.
Des instruments similaires se trouvent aussi dans d'autres civilisations, par exemple sous les dynasties chinoises des Tang (618-907) et des Wei du Nord (386-534), le p'i-p'a. Ce dernier, considéré comme instrument principal, était utilisé, aussi bien pour l'accompagnement des chansons que pour les compositions mélodiques en compagnie du Kin chinois et de la cithare qui comptait à l'époque une vingtaine de cordes. L'empire hindou avait inventé vers la même époque beaucoup de variantes de luths, dont le plus réputé fut la vinâ datant de plus 2000 ans avant J.C., son manche abrite sous les frettes des cordes sympathiques. À la même époque, la civilisation grecque honorait le grand philosophe Apilar, considéré au Ve siècle comme le luthiste le plus talentueux.
L'expansion de la civilisation syrienne a propagé l'artisanat du luth de l'Asie au Moyen-Orient et par suite à tous les pays arabes, faisant de tous ces pays le berceau du luth oriental « 'Ud ». Ce dernier, rénové par Zalzal Mansour (mort en 791), possède un manche séparé comme l'instrument actuel (le manche et la caisse de l'ancien luth, ou al-birbat, étaient d'une seule pièce). L'apparition de la culture musulmane fit de Médine un lieu de rencontre de tous les musiciens et luthiers, le luth pénètre ainsi dans l'histoire de la musique arabe par la grande porte et acquiert une réputation éminente parmi tous les autres instruments. C'est un des instruments majeur de la musique arabo-andalouse.




































